A L'AUBE D'UN SOIR
On suit avec délices la vague moussante, on tangue sur les mots, glissant jusqu’à l’horizon afin de saisir le coucher ocre du soleil.On hume avec plaisir l’air frais venu du large, puis, on plonge dans l’infini dépeint, entraîné par le reflux afin de quérir un goût d’aventure. Partir! La mer nous invite à cela. Oui! Léo Pold Victoria prolonge cette mer au-delà du soleil. On s’y délasse avec lui , on part, subjugué, à la recherche de L’arbre de vie, où sont accrochées les « Âmes d’étoiles » venues peut-être ausculter le présent, sous la voûte céleste de l’arc en ciel. Laissez-vous emporter dans les nues, mêler votre esprit aux nuages……
A l’aube d’un soir vous trouverez sérénité
texte écrit par Renée Compan-Julié
A l’aube d’un soir est une introduction , une entrée en matière . Le choix de la mer n’est pas innocent et outre l’indéfinissable mélancolie qu’on peut lui prêter, elle représente avant tout la quête de l’humain dans l’être profond, indicible et invisible Tout sur nous est rivages, plages d’humeurs et en nous des abysses insondables qu’il faut explorer L’univers du dedans est une mer cosmique, l'être devient l’enfant de l’infini et des étoiles Avec « A l’aube d’un soir » j’ai introduit cette notion en commençant une étude cosmologique de l’être pensant. Je crée cet univers intérieur avec une vision inversive. L’être s'effondre sur lui même, l ‘étoile devient trou noir et il renaît à la vie en quête d’un mystère indéfini. Ce livre est une introspection de l’être . Le mystère et la poésie demeurent Le lecteur suivra son propre chemin
Quelques extraits
La mer
n’a pas vidé son eau
la journée
j’aime les artifices de son diurne fard
les éclats de ses moires grimées
lentes corruptions de secrets émergés
corolles d’écume dans l’azur scarifié
le soir
je devine dans la ouate aqueuse empourprée
le sillage indélébile d’un navire fantôme
digitales ancrées d’un voilier solitaire
sur l’horizon moribond du mystère
au creux de deux vagues ,là-bas
je laisse glisser ma main noyée
mon corps pendu à la gangue défoliée
et je fonds dans cette Venise des lagunes
comme une banquise d’écume
sur les rivages de la nuit constellée
de vers enténébrés
surgis d’abyssales profondeurs
.............
A la tombée de la nuit
je ressentais le mouvement
des reflets sur l’eau
mon eau cellulaire
A la tombée de la nuit
le temps s’étirait sur l’horizon rougeoyant
et les étoiles se noyaient dans la mer
Mon corps coulait vers cette immensité
revenue sur Terre, sur l’océan
pleine de son gisement originel
...........
La Terre n’existait plus
Rien que les étoiles et la nuit
Je m’effondrais
dans l’espace illimité
et je repêchais
quelques morceaux d’immensité
pêcheur sans filet
de mots éternels
Ma parole émergeait
mon être s’estompait
et je glissais
vers l’harmonie informelle
...........
Ce recueil n' est plus édité à ce jour
Chez Cléa