Ce qui suivra…………
reste une poésie de l’espace intérieur perçu à travers les reflets (dans le poème introductif d’à l’aube d’un soir « les secrets émergés« )
Le monde est une apparence qui reflète une réalité sous -jacente, celle qui n’est pas perçue par l’œil mais que la pensée peut approcher. L’impalpable, l’invisible, l’indicible reflètent un monde non perceptible à nos sens, un monde pourtant bien réel et que de nombreux scientifiques abordent par des théories prometteuses. L’une d’elle semble se révéler un peu plus aujourd'hui, il s’agit de la relativité de la matière
Je pense que tout poète alchimiste des sens et de la matière se doit d’aborder ce thème , la poésie a son mot à dire et elle en a les moyens.
Une poésie du conscient, de l’inconscient, du rêve éveillé, rien ne doit être négligé, l’éventail de recherche est illimité parce ce que la matière qui en nous parle de son histoire et de son devenir. Nous ne vivons pas dans un monde inerte, tout est mouvement , tout pense…..la matière est en quête d’elle même et elle nous révèle des suggestions ressenties intuitivement et à sortir du silence .
Dans ce prochain recueil , je dévoile un peu plus ce que je pressens, j’entrevois la dimension cosmique de l’être, je redéfinis l’âme qui nous anime …..
Le mystère demeure .
« La chair est l’écorce de la matière »
.......La matière pense, la matière "s'introspecte".........
(le verbe introspecter semble banni du dictionnaire, il serait temps de l'inventer)
Quelques extraits
la mer
nectaire à poème
entame le jour
des rêves chaulés
immaculés
des chants de mer
caressent nos corps cosmiques
des sirènes charment encore
les naufragés du soleil
..........
j’égrène tes signes
et tu meus mon âme
je contemple tes couleurs primitives
jusqu’aux grottes enfouies
sous mer parfois
où des cœurs de mains palpitent encore sur des parois
............
des étangs provisoires
brisent les ailes des nuages posés sur l’eau
mais l’envolée des nénuphars
ravive l’oreille des reflets
et réouvre les portes d’un ciel d’eau
mes yeux réapprennent
au delà du regard
la transparence des rétines
.........
poème
étonnement d’un regard
posé sur tes lèvres
et
flamme ressuscitée
à la dimension des étoiles
aux cris bleus des rives
l’exigence des miroirs
éblouis de mystère
Poème
Ambre de ton corps
Sève de ton esprit
Ton PAS
.................
l’eau née de la rosée des corps
brûle dans l’âtre des matines
sur le chemin des perles
des traces humides lavent la poussière des mots
et composent le vaste parloir des ondines
je contemple ta clarté au présent
et ta parole m’abstrait du temps
je suis toi un moment
qui ne se compte pas
...............
la pensée
est une immensité
plus étendue que le monde
elle ira plus loin que l’œil
surprendre l’obscurité des lumières
chercher les astres
qui t’illuminent
en dedans
en dehors
loin des apparences
derrière ton miroir
l’esprit des sèves
la source
où vient boire toute la mer
..............
pourtant
robes sur pied
dans l’allée des oreilles
pétales de sang
ballottés par le vent
éblouissement des couleurs
dans la fontaine des jardins
fleur à fleur
peau à peau
dans le livre sans fin
s’ouvrent triomphantes
des conquêtes éphémères
tes ondes tremblent jusqu’à nos rives
Le recueil intitulé " la mer indéfinie" va paraître prochainement dans son intégralité (47 textes)aux Editions le Manuscrit
Quelques extraits sont également visibles et commentés sur le site Francopolis
(voir rubrique les sites amis) dans la sélection des auteurs du mois d'Avril.
"Ce que je sais, ce qui est mien, c'est la mer indéfinie…
Tournant le dos, je partis, je ne dis rien, j'avais la mer en moi, la mer éternellement autour de moi.
Quelle mer? Voilà ce que je serais bien empêché de préciser.
Henri Michaux, 1945 "
Léo Pold Victoria
(ces textes sont déposés)